De la préparation des terres aux battages :

chez les Fontorbe à Poudis et chez les Thuriès de Dupuy (section de Couffinal, Revel, 31).

 
 A Dupuy dans les années 1950, Elie Thuriès et Henriette Gantier préparent un chargement de fumier afin d'amender les sols. Le 'moscal' (mouscal) abritait les boeufs de l'attaque des mouches.
 L'étape suivante : les labours. Ici illustrés par des voisins de notre famille Fontorbe-Marty à La Bourdasse (Poudis). On note les deux paires de boeufs nécessaires à la traction de la charrue brabant.  
   Je n'ai pas de représentation des semailles. Cette photographie, prise à Dupuy vers 1942, s'y prête. Elle a été envoyée à Albert-Baptiste Fontorbe (frère de Noélie), alors prisonnier de guerre au Stalag VIIA. De droite à gauche : Noélie Fontorbe et son époux Elie Thuriès, un voisin (Pélissier), et Yvonne Thuriès.
 Transportons nous directement aux moissons, à Poudis vers 1945. Les céréales étaient coupées alors qu'elles n'étaient pas tout à fait mûres, et ceci afin d'éviter que le grain ne tombe lors des différentes opérations précédant le battage. La moissoneuse-lieuse était tractée par un attelage d'une paire de boeufs et une jument à l'avant. Sur la machine, mon arrière grand-père Elie Thuriès, sa belle-mère Jeanne-Angeline Rouquet-Fontorbe tient une 'agulhada', à droite et très courbée, tenant une gerbe sur ses genoux, Martine Marie Marty-Rouquet (âgée de 88 ou 89 ans; la mère de Jeanne-Angeline Rouquet-Fontorbe), et avec le chapeau, la fille d'Elie Thuriès, Yvonne Thuriès.  
   Toujours à Poudis et la même semaine, la confection du gerbier, en se passant les gerbes à bout de fourche sur l'échelle. Un agencement savant des gerbes devait , en cas d'orage, assurer un écoulement de l'eau vers l'extérieur de la pile pour ne pas gâter la récolte. On notera que les conditions de sécurité n'étaient pas une préoccupation de l'époque, en effet, les deux hommes fument...
 A Dupuy, le matin du 10/08/1963, tout est prêt pour procéder aux dépiquaisons. Les pailles ont fini de murir en tas, le grain pourra se détacher. Les gerbiers sont encore couverts d'une bâche. La taille de l'orme centenaire à l'arrière plan et l'échelle de bois donnent une idée de la hauteur de ces gerbiers!  
   Au coeur de l'action. Les gerbes sont distribuées sur le monte-gerbe, et amenées au dessus de la batteuse où on les délie, avant d'alimenter la machine.
 A la sortie, une presse à balles, dirigées à l'aide d'une échelle.  
   On s'affaire de toutes parts. Toutes les opérations demandaient une main d'oeuvre très importante. Le travail est déjà bien avancé, le deuxième gerbier est entamé. A la sortie du ventilateur, le tas de balle grossit.
 A ce stade, le dernier gerbier n'a plus que le tiers de sa hauteur. En bas, on réceptionne le grain dans des sacs. On note la présence des doubles décalitres pour les mesures d'usage (devant la remorque).  
  Profil résumant les différentes opérations : le gerbier, la batteuse, la presse. A l'arrière, le tas de balle (en clair) est énorme.

Photographies collection Laurent JM Thuriès, copyright © 2001-2010

.